Journée vinicurienne
Ce samedi 12 avril dernier, j’ai vécu une vraie journée vinicurienne. Vers midi, LeMarque m’appelle, me demandant ce que je fais de ma journée. Je lui répond que je prévois faire un tour à la SAQ Art de vivre de Place Ste-Foy, et ensuite me rendre à la SAQ de l’Ormière pour son ouverture. M. LeMarque me demande de me joindre, ce que j’accepte avec joie. Nous nous rendons donc à Place Ste-Foy, déguster un bon rizotto au homard préparé par le chef du Toast!. Pendant la dégustation de vins (domaine des Cantarelles, Primula Nero d’Avola et Meia encosta, trois vins de semaine très bien faits), je fus forcé par la situation de lancer un : « Elle n’est pas belle la vie? » et de mon collègue de répondre : « Que du bonheur! », qui est devenue un peu notre devise épicurienne (par le fait même vinicurienne). Notre destination suivante est la demeure de mon mentor vinicurien, où j’avais laissé une bouteille prévue à la dégustation du soir dans sa cave à vin.
L’arrêt suivant fut la boutique vinum grappa sur Maguire, où je m’informai sur les celliers d’appartement, et où mon collègue se procura 4 verres Riedel ouverture, encore une fois pour notre dégustation prévue le soir même. Dernier arrêt avant de souper, la fameuse SAQ Sélection du boulevard de l’Ormière. Comme promis, c’est une SAQ nouveau genre, plus visuelle, plus attrayante. La SAQ mise maintenant sur vos goûts en général pour mieux vous conseiller. Est-ce seulement une démarche marketing pour vendre plus? Je crois que oui, mais malgré tout la démarche semble habile et profiter autant au consommateur, qui peut diriger le vendeur de façon plus rapide et efficace, qu’à la SAQ, qui en offrant un meilleur servie va augmenter ses ventes. La nouvelle section choix rapide semble aussi très efficace, nous offrant les meilleurs vendeurs à moins de 20 dollars, quand on doit choisir une bouteille en vitesse.
Tout ceci ne fut que prélude à la dégustation que j’organisai le soir même. Pour dire quelques mots rapides sur la dégustation, je dirais franc succès, beaucoup de plaisir, et beaucoup d’alcool (peut-être même trop). J’avais décidé d’initier mes amis vinicuriens, de même deux profanes, à la dégustation à l’aveugle. Une pratique à la fois amusante et très agréable de découvrir de nouveaux vins, ou de tester ses connaissances sur ceux que l’on apprécie déjà. Pour l’occasion, le thème des Syrah semblait très approprié. Sachant que quelque autres participants étaient amateurs de vins plus corsés, je me senti comme investi d’une mission : faire découvrir les différents visages de la Syrah. Pour l’occasion, j’avais prévu 4 vins : le Benjamin Bunel, les Meysonniers, la quintessence du château Pesquié et le Glen carlou Syrah. Mon mentor m’a aidé à organiser l’ordre de service, et a ajouté La Tota, un Barbera d’Asti. L’ordre final fut donc Benjamin Brunel, Meysonniers, quintessence du château Persquié, la Tota, et Glen Carlou, suivant une belle progression vers le vin le plus corsé.
Les commentaires de dégustation ont été notés par les participants sur les odeurs et les saveurs (nez et bouche). Ils sont ici compilés.
Benjamin Brunel :
Au nez : des herbes, du bois, cerises, tabac en feuille, des olives noire
En bouche : bois fumé, un vin sec, des tanins souples, les herbes, épices, bel arrière-goût qui picote la gorge, du cassis
Les Meysonniers :
Au nez : petits fruits, finesse, vinaigre, sucre de canne, fromage, saucisson, cerise, terre
En bouche : herbes, poivre, un peu d’astringence, tanins puissants, doux au goût, mais s’efface par la suite, fraises, bonbon, poivron
Quintessence du château Pesquié
Au nez : allée de pivoines, étalage de fruits et légumes du jardin mobile
En bouche : petits fruits, rond, goût raffiné, acidulé, finale moins persistante
La Tota
Au nez : caramel, balsamique, vanille, jus de raisin Welshe
En bouche : jus de raisin Welche
Glen Carlou Syrah
Au nez : anis, acide, cave de bois, cerise rouge, vanille
En bouche : plus tanique, arômes de bois sourtenus, long en bouche, plus puissant que les autres
L’expérience fut très appréciée de chacun, et évidemment le plaisir était au rendez-vous. Le mystère de la dégustation à l’aveugle en a tenu plus d’un en haleine, ce qui a ajouté au défi. Avec quelques indices, on a finalement découvert quel était le cépage qui unissait tous ces vins.
En fin de compte, nous avons poursuivi la dégustation après avoir rempli les notes que j’ai ici résumé. Le cul de chouette nous a accompagné pendant que l’on finissait nos verres, et soudain deux bouteilles de Madiran apportée par LeMarque s’ouvrèrent à nous, et nous offrirent leurs saveurs noires et riches. Le reste restera sous silence, car même les gens présents auraient du mal à se souvenir des détails.
Bon vin
L’Alchimiste
Embouteillé sous Événement le 21 avril 2008. Trackback URI: trackback
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